cyclades grece santorin
A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z Add to Google



Acoustique des théâtres
Aphrodite
Aristote et la photo
Chronos
Dieux Grecs et Latins
Disque de Phaïstos
Eros, dieu de l'amour
Etymologie
Femme et antiquité
La mythologie
La Vénus de Milo vous dit tout sans tabou !
Monstres fantastiques
Morale grecque
Pythagore
Vin d'Ulysse
Zeus, dieu des dieux
Œdipe

Œdipe et son compagnon complexe

 





Le Club de
la-Grece.com :
tous les bons plans pour voyager pas
cher !

Il était une fois à Thèbes, un roi nommé Laïos qui épousa Jocaste. Le couple souhaitait un enfant mais celui-ci tardait à venir. Le roi alla donc consulter l’oracle de Delphes.

Sa prédiction fut terrible : « un enfant va naître, mais quand il grandira, il tuera son père et épousera sa mère ».

Laïos catastrophé ne put accepter ce destin tragique et lorsqu’un fils naquit enfin, il chargea un guerrier de le tuer. Emu, le guerrier ne put accomplir ce meurtre et abandonna l’enfant sur le mont Cithéron. Il lui perça les chevilles et les attacha à un arbre à l'aide d'une corde.

Des bergers qui passèrent par là, trouvèrent l’enfant et le libérèrent. Il le nommèrent Oedipe (qui veut dire pieds enflés en Grec). Ils le confièrent à Polybe, roi de Corinthe, époux de Périboéa qui n'avait pas d'enfant. Les époux l’adoptèrent et l’élevèrent comme leur fils.

Devenu grand, Œdipe apprit par un jeune ami Corinthien qu’il était un enfant trouvé. Cette révélation le troubla ! Il alla consulter à son tour l’oracle de Delphes qui lui répéta la tragique prédiction faite à Laïos.

 

Peinture : Œdipe et le Sphynx - Ingres

Ne sachant que faire, il fuit Corinthe et ses parents adoptifs pour prendre le chemin de la Béotie. Non loin de Delphes, il rencontra un vieillard, se querella avec lui et le tua en coupant le timon de son char. Malédiction ignorée par Œdipe, le vieillard n’était autre que Laïos son père géniteur.

La première prédiction de l’oracle était accomplie !

Œdipe continua sa route et parvint aux portes de Thèbes où il rencontra le fameux Sphynx, véritable monstre qui dévore les voyageurs qui ne résolvent pas ses énigmes.

Le Sphynx lui posa cette énigme :
- « qu’est ce qui a quatre pattes le matin, deux pattes le midi et trois pattes le soir ? »
- « C'est l'homme » répondit Œdipe ! »

Le Sphynx courroucé et dépité se jeta du haut d’un rocher et se tua. Il libéra ainsi le pays de la terreur.

Accueilli à Thèbes comme un héros et un bienfaiteur, Œdipe fut nommé roi, il épousa la reine veuve Jocaste ignorant qu’elle était sa mère. Ainsi s’accomplit la deuxième prédiction.

Quatre enfants naquirent de cette union incestueuse : Etéocle, Polynice, Antigone et Ismère.

Quelques années plus tard une peste s’abattit sur la ville. Que faire pour se débarasser de ce fléau ? Œdipe consulta de nouveau l’oracle qui lui suggéra d’expulser le meurtrier de Laïos. Œdipe, ignorant son crime, lança de graves imprécations contre le responsable du meurtre de Laïos. Devant cette situation, le devin Tirésias fit comprendre à Œdipe l’insoutenable vérité.

De honte, Jocaste se pendit et Œdipe se creva les yeux. Chassé de Thèbes, il erra dans la contrée en mendiant, accompagné de sa fille Antigone qui seule lui était restée fidèle.

Il se réfugia en Attique auprès de Thésée. A Colone, non loin d’Athènes, les Erynies l’entraînèrent dans la mort. Thésée fit une sépulture à Œdipe victime de la terrible fatalité. Le tombeau d’Œdipe était une garantie de victoire pour le peuple athénien. (D’après la tradition homérique, Œdipe resta roi de Thèbes et mourut à la guerre.)

Ce funeste et sanglant destin d’un meurtrier involontaire de son père et coupable d’inceste avec sa mère inspirèrent Sophocle qui écrivit en 430 avant JC : « Oedipe roi ».

Malgré la volonté humaine de sa famille pour changer la prédiction Œdipe ne put échapper à son destin. Cette œuvre eut une influence considérable sur la littérature et le Théâtre.

« Oedipe roi » est aussi le support de la thèse de Freud : le complexe d’Oedipe. Aujourd'hui, cette interprétation est toujours controversée. Selon Freud, le complexe d’Oedipe est un ensemble organisé et structurant de désirs amoureux et hostiles que l’enfant éprouve vis-à-vis de ses parents. L’enfant éprouverait un désir amoureux pour le parent du sexe opposé et un désir hostile à l’égard de l’autre parent du même sexe qui lui apparaît comme un rival.

A noter
Le complexe d’Electre est celui éprouvé par l’enfant du sexe féminin.

Electre était la fille d’Agamemnon et de Clytemnestre. Elle voulut venger son père de l’infidélité de sa mère en poussant son frère Oreste à tuer sa mère et son amant Egyste. Cette vengeance fut l’inspiratrice de pièces de théâtre Eschyle (les Choéphores), Sophocle, Euripide et Jean Giraudoux qui écrivit « Electre » en 1937.