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La morale grecque dans l'antiquité

 





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L’espace géographique grec à cette période couvrait non seulement le territoire de la Grèce actuelle et de Chypre, mais aussi les régions où les grecs avaient fondé des colonies : l’Asie Mineure, la mer Noire, l’Italie du Sud et la Sicile, l’Illyrie, ainsi que les pays qu’Alexandre le Grand avait conquis.

Pour comprendre la société grecque ancienne et ses coutumes, il faut, en mettant de côté les valeurs actuelles et notre conception de la morale et du droit, l’approcher sans préjugés, car ce peuple et sa culture se sont développés il y a 2500 ans sous des conditions géophysiques, politiques, sociales et économiques très différentes des nôtres.

La morale d’ailleurs est souvent soumise à des changements radicaux, si radicaux que ce qui aujourd’hui apparaît immoral, aurait pu l’être en d’autres temps, ainsi que ce qui est maintenant moral pourrait être immoral et interdit demain.

Les Grecs notamment envisageaient l’amour et le sexe le plus naturellement possible et sans tabous, exactement comme cela devait être. La différence entre la conception ancienne et celle d’aujourd’hui est surtout due à la différence entre le culte grec (système de valeurs fondé sur la sagesse, la mesure et l’harmonie), et la religion chrétienne.

Cette dernière soutenue par un sentiment de culpabilité (péché originel) qui considère le corps impur, indigne, et une éternelle source de tentations. Au contraire, le culte grec fondé sur une conception saine, en harmonie avec la vie et la nature, honorait le corps comme le temple de l’âme et de l’esprit.

Donc, la sexualité – qui était alors beaucoup plus libre qu’aujourd’hui – avait non seulement une importance idéologique et philosophique, mais aussi religieuse, puisqu’à travers des symboles sexuels, elle visait à stimuler la fertilité de la terre et des femmes.

L’exemple de la mythologie le montre parfaitement, les dieux se trouvaient souvent mêlés à des scandales sexuels, trompaient leur partenaire, et pouvaient même avoir des enfants illégitimes.

Avec l’arrivée de la religion et des premiers chrétiens a fait disparaître tout le culte qui pouvait être voué au sexe et à ses diverses représentations, comme par exemple les sculptures de Satyrus, et du phallus, symbole sexuel et magique par excellence, avec un pouvoir fertilisant et prophylactique.